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    Les Deux Amitiés

     

    Il est deux Amitiés comme il est deux Amours.
    L'une ressemble à l'imprudence ;
    Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance,
    C'est une enfant qui rit toujours.
    Bruyante, naïve, légère,
    Elle éclate en transports joyeux.
    Aux préjugés du monde indocile, étrangère,
    Elle confond les rangs et folâtre avec eux.
    L'instinct du coeur est sa science,
    Et son guide est la confiance.
    L'enfance ne sait point haïr ;
    Elle ignore qu'on peut trahir.
    Si l'ennui dans ses yeux (on l'éprouve à tout âge)
    Fait rouler quelques pleurs,
    L'Amitié les arrête, et couvre ce nuage
    D'un nuage de fleurs.
    On la voit s'élancer près de l'enfant qu'elle aime,
    Caresser la douleur sans la comprendre encor,
    Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-même,
    L'obliger à la fuite et reprendre l'essor.
    C'est elle, ô ma première amie !
    Dont la chaîne s'étend pour nous unir toujours.
    Elle embellit par toi l'aurore de ma vie,
    Elle en doit embellir encor les derniers jours.
    Oh ! que son empire est aimable !
    Qu'il répand un charme ineffable
    Sur la jeunesse et l'avenir,
    Ce doux reflet du souvenir !
    Ce rêve pur de notre enfance
    En a prolongé l'innocence ;
    L'Amour, le temps, l'absence, le malheur,
    Semblent le respecter dans le fond de mon coeur.
    Il traverse avec nous la saison des orages,
    Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit :
    C'est, ma chère, un jour sans nuages
    Qui prépare une douce nuit.

    L'autre Amitié, plus grave, plus austère,
    Se donne avec lenteur, choisit avec mystère ;
    Elle observe en silence et craint de s'avancer ;
    Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser.
    Choisissant la raison pour conseil et pour guide,
    Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas :
    Son abord est craintif, son regard est timide ;
    Elle attend, et ne prévient pas

     

    Marceline Desbordes

     

     Un texte que je dédie à mon amie d'enfance Zakia et à vous qui passez par ici...


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  • Un texte qui a un sens; c'est tout un programme.

    Son auteur est le grand chanteur poète et interprète Georges Moustaki:


    > Il y avait un jardin <

    C’est une chanson pour les enfants
    Qui naissent et qui vivent entre l’acier
    Et le bitume entre le béton et l’asphalte
    Et qui ne sauront peut-être jamais
    Que la terre était un jardin

    Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
    Il brillait au soleil comme un fruit défendu
    Non ce n’était pas le paradis ni l’enfer
    Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

    Il y avait un jardin une maison des arbres
    Avec un lit de mousse pour y faire l’amour
    Et un petit ruisseau roulant sans une vague
    Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.

    Il y avait un jardin grand comme une vallée
    On pouvait s’y nourrir à toutes les saisons
    Sur la terre brûlante ou sur l’herbe gelée
    Et découvrir des fleurs qui n’avaient pas de nom.

    Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
    Il était assez grand pour des milliers d’enfants
    Il était habité jadis par nos grands-pères
    Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

    Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
    Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
    Où est cette maison toutes portes ouvertes
    Que je cherche encore et que je ne trouve plus.

     

                      Georges Moustaki




     

     


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    Pourquoi blesser quand il est mieux d'être aimable, du moins courtois ?


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    Te souviendras-tu encore de moi ?

     


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  • J'aimerais écrire un poème

    Pour dire tous ces mots si beaux

    Qui expriment mes joies, mes peines

    Exprimer ce que je ressens

    Pour dire des Je t'aime

    Que parfois la vie devient si belle

    Que je voudrais qu'elle soit éternelle

    Mais je manque de mots

    Tous ces mots si beaux

    Je ne sais pas écrire des poèmes

    Je ne connais pas beaucoup de mots

    Je n'ai que mon coeur pour ressentir

    Et mon humble façon de les dire

    Simplement en tapant sur mon clavier

    Sans pourvoir m'arrêter


    A toi qui viens de passer

    Merci d'être ici

    Pour me permettre de rêver

    De me lire et peut-être d'apprécier

    Mes idées, mes pensées

    Et dans ton coeur de les faire voyager

    De me faire voyager

    D'avoir une petite pensée

    Pour une âme qui ne rêve que de voler

    Comme un oiseau en liberté.

                                            >Zou<

                                                         

     Merci à vous

       

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  • Ce matin

    J'ai eu besoin

    Comme tous les matins

    De faire un tour dans les jardins

    Et comme tous les matins

    Je suis ravie

    D'avoir toujours cette envie

    Merci........la vie

     

     

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  •  

     

    Rien n'est plus cher

    à mon coeur

    que l'amitié sincère

                                                            >Zou< 

     

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  • > L'humanité


    Un jour, on demanda au Dalaï Lama:

    « Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ? »

    Il répondit:

    « Les hommes qui perdent la santé pour gagner de l'argent et qui, après, dépensent cet argent pour récupérer la santé.  A penser trop anxieusement au futur, ils en oublient le présent, à tel point qu'ils finissent par ne vivre ni au présent ni au futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. »

     

    > A méditer

     
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  • On ne peut prétendre connaître quelqu'un si on ne l'a jamais écouté...

     

    Dédicace:

     

    Merci de votre passage

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      A ma mère....ce poème de mon enfance gravé à tout jamais dans mon coeur

                                          Comme si cela datait d'hier...

     

    A MA MERE

     

    Lorsque ma sœur et moi, dans les forêts profondes,

     Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,

     En nous baisant au front, tu nous appelais fous,

     Après avoir maudit nos courses vagabondes.

     Puis, comme un vent d'été confond les fraîches ondes 

     De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,

     Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,

     Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.

     Et pendant bien longtemps, nous restions là blottis,

     Heureux, et tu disais parfois : ô chers petits !

     Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !

     Les jours se sont enfuis, d'un vol mystérieux,

     Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille

     Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.

     

    Théodore de Banville

     

     

    Merci de votre passage.

     

     

     

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